Ce que nous sommes
Il y a 120 ans qu'Alexander Graham Bell, qui avait des liens
étroits avec la Nouvelle-Écosse au Canada atlantique, se mit
a expérimenter sur la reconnaissance de la voix, pour aider
les sourds. Il semble approprié que ce soit une université
de la Nouvelle-Écosse qui prenne le rôle de chef de file dans
les progrès en matière de reconnaissance de la parole, avec
l'objectif d'aider les personnes handicapées en classe et
ailleurs.
Le concept d'Apprentissage libéré
Le concept d'Apprentissage libéré pourrait révolutionner l'interaction entre les étudiants et les professeurs au niveau universitaire. Ce concept pourrait déclencher des résultats exceptionnels et sans précédents aussi bien pour les étudiants que pour les professeurs.
Le concept d'Apprentissage libéré est basé sur deux applications étroitement liées l'une à l'autre: l'emploi de la technologie de la reconnaissance de la parole pour transcrire automatiquement la langue parlée et l'afficher sous forme de texte lisible, et l'emploi de la reconnaissance de la parole pour produire des notes mulimédias accessibles.
Le partenariat, le partage des connaissances et leur transfert à de nouvelles organisations sont des principes fondamentaux lesquels renforcent et supportent un concept qui a débuté comme projet pilote isolé dans une université canadienne, et qui a rapidement bourgeonné pour devenir un groupe international et considérable d'universités au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis, en Europe et en Extrême-Orient. Ce consortium international travaille pour la réalisation d'une mission commune:
Le progrès de la technologie et des techniques de reconnaissance de la parole en vue de créer et de promouvoir des environnements d'apprentissage sans barrières, où tous les étudiants ont un accès égal à l'information.
Phase I: Le Projet pilote d'Apprentissage libéré
Le Centre atlantique de recherche, d'accès et de support pour les étudiants handicapés de l'Université Saint Mary's à Halifax, répond aux besoins des étudiants handicapés depuis 1985. Une des motivations principales du Centre est de comprendre le rôle que joue la technologie dans l'intégration des personnes handicapées au sein de l'éducation supérieure.
Depuis ses débuts, le Centre atlantique a promu et fait avancer l'utilisation de la technologie pour offrir l'égalité des chances à ses étudiants. Au cours de la dernière décennie, le Centre atlantique a suivi, soigneusement et de manière critique, le développement de la technologie de reconnaissance de la parole, car le Centre croit qu'un jour cette technologie pourra révolutionner l'expérience d'apprentissage des étudiants handicapés. L'introduction d'un logiciel de reconnaissance véritable et continue de la parole, intégrant un vocabulaire vaste et extensible, a mené Saint Mary's à s'engager de manière plus approfondie dans l'exploration de ce concept. C'est ainsi qu'est née une initiative qui a été la première au monde dans ce domaine - le projet pilote d'Apprentissage libéré.
En automne 1998, trois professeurs de Saint Mary's ont utilisé pendant un semestre le logiciel de reconnaissance de la parole (de la voix au texte) dans leurs salles de classe. Les instructeurs ont développé un profil vocal personnalisé en " enseignant " au logiciel de reconnaissance de la parole à comprendre la parole de ces instructeurs. Après la fin de l'entraînement intensif, les professeurs sont allés enseigner dans les salles de classe et se sont mis des microphones sans fil qui transmettaient, vers un robuste système informatique, un logiciel (modifié pour cette application) de reconnaissance de la parole. L'Apprentissage libéré avait donc été introduit à cette époque-là dans l'environnement des cours universitaires.
Ce logiciel personnalisé a d'abord numérisé les cours oraux, tout en traduisant simultanément la parole en texte et en affichant le texte sur un grand écran placé à l'avant de la salle de classe. Non seulement les étudiants pouvaient écouter la leçon, mais ils pouvaient aussi la voir au fur et à mesure qu'elle était donnée. Chose encore plus importante, après la leçon, des notes détaillées, générées par le logiciel, étaient fournies en divers formats.
Phase II: Le Projet Apprentissage libéré
La mise à l'essai initiale de cette application de la reconnaissance de la parole a été instructive. Cette courte familiarisation avec le concept a suggéré qu'il pouvait effectivement fournir aux étudiants handicapés une alternative à la prise de notes conventionnelle. Par un heureux hasard, des étudiants non-handicapés utilisaient l'affichage instantané de la leçon comme vérification de référence pour leurs propres notes: le concept donnait à tous les étudiants l'accès à des canaux d'apprentissage aussi bien auditifs que visuels, en les aidant à mieux intégrer le contenu d'une leçon. Les étudiants pouvaient utiliser les notes générées par le logiciel, pour embellir ou accroître leurs propres notes. On percevait donc que l'application réussie de la technologie de reconnaissance de la parole avait des implications avantageuses pour tous les étudiants dans la classe.
Avec des fonds fournis par la Fondation de la famille J.W. McConnell, l'Université Saint Mary's et le Centre atlantique ont mené une équipe mondiale de partenaires universitaires et industriels dans un développement de trois ans du concept de l'Apprentissage libéré.
De 1999 à 2002, le Projet Apprentissage libéré a créé et géré de nombreux partenariats interuniversitaires et des ententes de collaboration avec le secteur privé. La complexité de ces relations s'est accrue pendant que la portée du projet augmentait, passant d'une preuve de viabilité d'un projet pilote à un plan de recherche formel et strictement défini. La subvention initiale de 3 ans a mené, par transition, à l'Initiative d'Apprentissage libéré.
Phase III: Le Consortium Apprentissage libéré.
Le défi de la durabilité et de l'expansion de nos travaux
au-delà du Projet d'Apprentissage libéré (PAL, en anglais
LLP), et par la suite au-delà de l'Initiative d'Apprentissage
libéré (IAL, en anglais LLI), ont été un des points au centre
des discussions au Symposium de Baddeck 2001 . ( diapositives,
QuickTime), une réunion internationale de chercheurs travaillant
dans le cadre du projet au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni
et en Australie, réunion tenue au Centre Alexander Graham
Bell, en Nouvelle-Écosse, Canada.
Le Dr. David Leitch, le Directeur d'Apprentissage libéré, a introduit le concept d'une initiative de la génération suivante, en réponse au défi mentionné ci-dessus. Ainsi, l'Apprentissage libéré continue aujourd'hui sous la forme d'un consortium de partenaires universitaires et industriels poursuivant ensemble la mission de rendre l'apprentissage plus accessible grâce à la technologie de reconnaissance de la parole. L'Université Saint Mary's abrite une infrastructure centrale pour cette initiative, laquelle est basée sur des systèmes développés durant le projet précédent.
Apprentissage libéré est aussi entré dans des partenariats avec le secteur privé, surtout avec les scientifiques de renommée mondiale en reconnaissance de la parole du Centre de recherche T.J.Watson d'IBM (IBM T.J. Watson Research Center) à Yorktown Heights, État de New York. Apprentissage libéré s'est aussi engagé dans des relations continues avec RBC Groupe Financier.
Cette organization centrée sur des partenariats fera progresser, amplifiera et partagera les informations sur le concept d'Apprentissage libéré, dans de environnements sociaux.
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